dimanche 25 septembre 2011

Jean-Pierre Léaud, un intelligent acteur novice qui peut communiquer de complexes sentiments.

Pour ce post, je voudrais discuter des extraits dont nous avons parlées dans la dernière classe. Le processus qui concerne la sélection des enfants pour jouer les rôles des personnages principaux dans Les 400 Coups semble très simple, et peut-être fait au hasard. J’écris cela parce que Jean-Pierre Léaud, l’acteur qui joue le personnage d’Antoine dans le film, ressemble vraiment au caractère d’Antoine. Par exemple, il a beaucoup de confiance en lui en parlant au réalisateur malgré son inexpérience comme acteur. D’ailleurs, Antoine nous montre la même confiance en parlant avec les adultes dans le film. Léaud déclare aussi que ce film est son premier rôle dans un film, même son premier rôle comme acteur dans toute de sa vie. Sans prendre de cours de formation professionnelle, comment peut-il comprendre les complexités qui composent de la personnalité d’Antoine, un enfant qui éprouve une enfance très difficile ?
Dans Apprentissage du cinéma français, Singerman nous donne une petite histoire du processus de la sélection : «Truffaut auditionne une soixantaine d’enfants avant de choisir Jean-Pierre Léaud, quatorze ans, fils d’un scénariste et d’une actrice. »  Après, il continue en le décrivant : « c’est un enfant difficile, indiscipliné à l’école, fugueur, en révolte, mais très cultivé pour son âge » (p. 238). Quand je décris Antoine, j’utilise toujours des phrases similaires. Alors, pour moi, je crois que c’est un mélange des enseignements de ses parents, des acteurs eux-mêmes, et de ses talents naturels qui aident Léaud à communiquer les sentiments d’un enfant brimé par de mauvaises circonstances. Voici deux extraits du film, un avant et un après son début, une durée de 6 mois. Regardez la métamorphose de Léaud.
Avant :
Après :

J’ai aussi entendu parler d’acteurs novices qui parfois perdent leurs dons naturels après avoir étudiés la méthode d’acteur. Voici un extrait du film Masculin Féminin, dans lequel Léaud joue un rôle principal. Ici, en 1966, Léaud a 21 ou 22 ans (7 ans après Les 400 Coups). Je ne sais pas s’il avait pris le cours de formation professionnelle. Mais, que pensez-vous de sa représentation ?
Anthony  

mercredi 21 septembre 2011

Paris est la manifestation de l’amour : est-ce une idée qui a son origine dans le cinéma ?


Après avoir écouté la présentation formidable de Ryan aujourd’hui en classe sur Sabrina et Un Américain à Paris, j’ai commencé à penser à l’origine de l’idée que Paris est « la manifestation de l’amour » pour tout le monde. Personnellement, c’est la première fois que je pense à son origine, mais cela ne veut pas dire que cette ville n’évoque pas de sentiments de l'amour parmi d’autres gens. Par exemple, dès que j’ai mentionné le mot « Paris » à ma petite amie, elle a réagi comme si j’avais lui demander d’y voyager demain pour nous marier. Quel désordre ! Donc je me suis demandé: d’où vient cette idée ? Pour commencer mes recherches, j’ai tapé « Paris », « l’amour », « le cinéma » sur Google, et le premier listing s’est appelé « Top 10 Places for Romance in Paris » . MDR (l'équivalent français de LOL). Après quelques minutes, j’ai trouvé que la réaction de ma copine n’était pas unique, car j’ai trouvé que les chanteuses comme Edith Piaf et Mireille Mathieu ont souvent chanté merveilleusement l’amour trouvé, et parfois perdu, à Paris. Et il y avait d'autres exemples des site qui ont mis en lien les endoits romantiques. Même dans les deux films, les couples principaux sont tombés amoureux "sous le ciel de Paris" (le nom d’une des chansons célèbres de Edith Piaf) et j’ose penser qu’ils ne seront pas les premiers ou les derniers. J’imagine que le cinéma des années ’20 à ‘60, à l’époque des acteurs comme Humphrey Bogart, Audrey Hepburn et Ingrid Bergman par exemple, a joué un très grand rôle dans le développement d’un « Paris objectivé », où les gens tombent amoureux, et les couples qui y voyagent ensemble, restent ensemble pour la vie.


Donc, d’où vient l’idée qu’il faut associer l’amour avec Paris ? Et a-t-elle une origine cinématographique ?

mardi 20 septembre 2011

Le milieu et son rôle dans le comportement des enfants

Dans le film, Les 400 Coups, je crois que Truffait fait un commentaire précis sur l’idée que le milieu peut jouer un très grand rôle dans la formation du comportement d’un individu. Le thème central concerne Antoine, le personnage principal qui est affecté dans ses rapports quotidiens avec son professeur, sa mère et son beau-père. A l’école, il semble que ce n’est pas sa mauvaise conduite, mais sa présence qui met son professeur en colère, car Antoine est souvent le seul enfant qui a des ennuis parmi une classe d'éléments perturbateurs. Même chez lui, sa mère et son beau-père, très agités par sa présence, le traitent comme s’il est assommant et le mènent à la baguette. En autres termes, les adultes ne l’élèvent pas et il est forcé de recevoir de mauvais conseils de son ami, un autre enfant. Cela le force à grandir rapidement malgré sa jeunesse. Sans une seule influence positive, Antoine doit devenir un adulte lui-même, et à la suite de quelques mauvais choix, il souffre des conséquences sévères. Dans cette scène, c’est la première fois où on voit une adulte, une psychologue, qui parle franchement avec Antoine et lui prête attention. Ici, on voit la particularité du comportement d’Antoine,  qui ressemble à un adulte très assuré.


Ici, Truffait joue avec un plan rapproché et un plan fixe dans cette scène. Ces effets rendent cet extrait très intime et vivant, comme un vrai documentaire. Dans une rédaction publiée par Julie F. Codell dans le journal Biographie, Truffait, en décrivant les inspirations de ses films, dit que « nothing is invented. What didn't happen to me personally happened to people I know, to boys my age and even to people I read about in the papers. Nothing comes from pure fiction, but it is not an autobiographical film completely»
Dans l’autre extrait, on voit Antoine et ses amis parmi de petits enfants qui assistent à un spectacle de marionnettes. Ici, c’est intéressant qu’Antoine et ses amis ne s’intéressent pas à ce spectacle, ce qui sert à représenter la perte de sa jeunesse et de son innocence.  


Mais pensez-vous que c’est le milieu stressant et les rapports tendus avec les adultes qui rendent le comportement d’Antoine rebelle ? Ou est-ce que c’est simplement sa nature ?  

Anthony


lundi 19 septembre 2011

Réponse à André Bazin 2: le rôle dramatique du décor

 La grandissante inquiétude qui crée un sentiment de fatalisme tragique est bien établie grâce à la mise en scène, et on l'observe bien dans le décor de Le jour se lève. Au début, on a toutes les choses qui servent à annoncer l'intrigue et à présenter leurs importance : le nounours, la cravate dans l’armoire, les cigarettes, le miroir. Le décor dans Le jour se lève ne sert pas seulement a créer la scène où l’action se déroule, c’est une source d’action, une source d’émotion, et une source de réflexion. La plupart du décor devient un pistolet d’Anton Chekhov, et Carné utilise l’attente pour créer des tensions écrasantes dans sa "cellule".

 Au début, grâce au décor, on peut voir les habitudes de François, évidement bien établie quand il les fait après qu’il a tué un homme et que la police l’encercle : il met sa cravate dans l’armoire et il fume encore une cigarette. 





Avec la progression de l’histoire, la chose la plus intéressante avec le décor, c’est qu’il se transforme. Le miroir devient une source de haine pour François, de haine de soi-même et des événements précédents, et il se transforme littéralement quand il se casse progressivement. Les cigarettes aussi se transforment, d’une habitude et d'un simple acte de fumer, elles deviennent une représentation physique de la flamme de sa vie qui diminue. L’armoire se transforme en porte, et soudainement, sa dernière résistance contre la police est devenue une grande, menaçante porte qui ne mène à rien d'autre qu’un cercueil.


Anton

Réponse à André Bazin :


La première phrase du dossier d’André Bazin soulève une question très importante : quand on parle du rôle du décor, est-ce-que c’est un rôle dramatique ou un rôle plutôt psychologique? Je suis d’accord avec Bazin – le décor nous donne un aperçu des habitants des environnements qu’on analyse. Comme le remarque Bazin, la chambre de François est organisée avec l’exception des objets sportifs. Cela aide à constituer le caractère de François – son monde est organisée, mais après les conflits avec Valentin, son monde est confus et embrouillé, et il réagit avec violence. Cela est représenté avec le décor aussi – dans les séquences du « présent », il bouge ses meubles, et il arrête de faire tomber la cendre de la cigarette dans le cendrier. Tout, cela nous donne une image de François avant le meurtre de Valentin, et une nouvelle image après le meurtre.
Un autre exemple des influences du décor est dans la maison de Françoise. Ses vêtements (ou les vêtements de sa famille) sont accrochés dans la chambre avec hasard. Cela m’intéresse parce que, sur la surface, il-y-a beaucoup de similitudes entre les deux François(e) (comme les noms, leur patrimoines comme orphelins) mais quand leur caractéristiques sont représentés par leur décor, il-y-a des différences flagrantes.
André Bazin utilise la phrase « documentaire social » dans sa description du décor. Quand une audience du 21ème siècle  regard un vieux film, nous recevons un aperçu de la culture du  passé. Pour moi, ça c’est un « documentaire social » : le passage des idées culturelles entre les générations.
En conclusion, Le Jour se lève utilise le décor d’une manière très efficace pour accentuer les traits des personnages. Quand on fait comparaison avec les films plus vieux qu’on a déjà vu, je pense qu’il est révolutionnaire dans l’utilisation du décor.

Ryan

dimanche 18 septembre 2011

L'image de M. Hulot


Je veux répondre à un passage de Singerman, à la page 201. C’est un dossier critique par Michel Chion qui est adressé à l’image de M. Hulot, dans le film Les Vacances de Monsieur Hulot, mais il s’applique à Mon Oncle aussi. Premièrement Chion qui décrit l’image de M. Hulot en détail :

« L’image coutumière, le portrait-robot que l’on se fait de Hulot le montre grand, la pipe au bec, vêtu de pantalons trop courts laissant voir des chaussettes rayées – toujours correct au demeurant, qu’il soit en tenue de ville ou habille sport, portant le nœud papillon ou le col ouvert, un trop court imperméable ou une veste d’été, mais souvent coiffé d’un chapeau qu’il soulève courtoisement, et armé d’un parapluie »

On peut voir que le caractère et les vêtements de M. Hulot ne changent pas beaucoup entre les films. Une question que je veux poser : est-ce-que les vêtements de M. Hulot sont seulement pour exagérer les effets comiques de son comportement, ou est-ce-que il y a un autre effet ?  A mon avis, ses vêtements accentuent aussi les différences entre M. Hulot et la famille Arpel. Ces différences sont une fondation pour presque tous les thèmes le plus importants des films de Tati, mais c’est aussi la base pour des comédies de Tati comme on a vu dans l’écriture d’Ado Kyrou sur page 203 – la idée d’un héro contre le monde. Kyrou a proposé que dans les comédies de Tati, les aventures de l’héro est si banale que c’est plutôt « l’héro et le monde ».

En conclusion, les vêtements de Hulot soutiennent les idées le plus importantesdes films de Tati, et il soutiens la comédie, par crée une division entre Hulot et les autres personnages.

Dr. Boulard a suggéré que je parle du "scandale" qui est passé en France en 2009. Voici est un article pour expliquer le scandale :


Mon réaction a ce « scandale » est que c’est ridicule. On ne peut pas détruire les artefacts culturels au nom de la santé sociale. La population n’est pas si malléable qu’elle va fumer à cause d’une film de comédie. Tout cela, c’est absurde.

Ryan

jeudi 15 septembre 2011

L’analyse d’un extrait de Mon Oncle




L’extrait montre M. Hulot dans la cuisine des Arpels, qui est remplie de gadgets et d'appareils de luxe. Pendant ses expérimentations avec les appareils, il rencontre lui-même des difficultés, alors il adopte une approche prudente des objets. Plus tard, il trouve une cruche qui rebondie. Il joue avec cette cruche pendant quelques secondes, et finalement, dans un geste de pur comique burlesque M. Hulot essaie de faire rebondir un verre, mais sans succès.

A mon avis cet extrait est un microcosme du film entier – sans dialogue, l’extrait transmet un message assez complexe : M. Hulot est mal à l’aise avec les technologies « modernes » mais elles l'intriguent quand même. Avec ce message, l’audience peut déduire que Hulot est un personnage qui n’est pas forcement opposé aux technologies, mais seulement qu’il peut vivre sans ces « nécessités » modernes. Et c’est cela, à mon avis, le thème central du film – les choses que l’on voie comme nécessaires maintenant ne sont peut-être pas si importantes qu’on le pense. Les portables qui peuvent faire connexion à internet, par exemple, sont très utiles, et la plupart des étudiants les trouves indispensables, mais personnellement je pense qu’on surévalue leur importance dans notre société.

Ryan